You are currently browsing the daily archive for mai 14th, 2009.
Mon pôpa – le plus grand trappeur de taupes que la Terre ait porté, soit disant – me fait du chantage alimentaire (c’est vil et méchant, mais ça marche) alors je poste.
Sauf que j’ai la flemme de vous raconter mon week-end de Pâques à Chiloé pasque c’était il y a longtemps, pasque c’était trop d’la boulette, pasque j’ai eu une veine d’enfer et que du coup j’ai rien de marrant à raconter, et qu’en plus, pompon sur le gâteau, j’ai fait des photos relativement moches. Pour ne pas dire franchement inintéressantes. Alors que c’était trop bô. Du coup j’ai honte, du coup je vous raconte pas.
Enfin pour le moment. Parce qu’une fois que je serais enterrée à La Source (le campus d’Orléans pour les intimes) jusqu’à fin juillet, peut-être que je n’aurais rien de mieux à faire que pleurer toutes les larmes de mon corps sur mes récents et fantastiques vadrouillages. Et voui, ça sent la fin des haricots : on n’arrête pas de me demander quand est-ce que je m’en vais, on m’organise une “despedida party” (oui, je suis une assistée, je ne me l’organise pas moi-même), on m’offre un superbe tee-shirt “I love maté”… L’heure du retour au bercail approche.
Pendant tout ce temps où je me suis tue, on a eu un automne superbe (vive le réchauffement climatique, en fait). Si j’en avais le courage, je vous raconterais les Nothofagus qui se parent de couleurs automnales, la brume au petit matin sur le Lago Lacar ou dans la vallée du Rio Limay, les journées sur le terrain à se battre (et à perdre) contre le bambou, les pique-niques à la plage … Mais les premiers frimas ont fini par arriver. Du coup ça donne ça. Évidemment, vue depuis ma fenêtre au boulot (ou presque).
Oui, vous pouvez me maudire. Pasque dans une semaine je serais à Buenos Aires. Et quelques jours plus tard, à moi le Printemps ! En attendant, je vais continuer à me plaindre parce que j’aurais même pas pu skier à Bariloche


