Parfois, le terrain, c’est pas aussi fun qu’on pourrait le penser. Par exemple il a y quelques jours (enfin semaines, hum hum…), tout a commencé avec une proposition alléchante : aller visiter une ou deux plantations à deux heures de route au sud de Bariloche, dans un coin que je ne connais pas, renommé pour sa production de houblon et ses bières artisanales (j’vous jure, c’est comme ça qu’on me l’a vendu). En fait, une journée à « nettoyer » une plantation de pins douglas, et donc à tondre dans un terrain en pente et à manier un outil primaire dont je ne connais pas le nom mais dont l’ergonomie et le poids n’est manifestement pas adapté à la morphologie féminine. Je vous laisse imaginer les ampoules aux mains, le « bronzage » agricole et les courbatures dans les bras et le dos le lendemain…
Finalement, après avoir contribué de manière pas du tout négligeable à la survie à moyen terme de nos petits pins (forcément, puisque les autres ne voulaient pas me laisser jouer avec la tronçonneuse et la machette), on m’a autorisé à accomplir une tâche beaucoup plus intéressante : la cueillette des mûres !
Par chance (pour mes courbatures, mais aussi pour mon estomac ,et pas que le mien – chuis pas si vorace, non mais ho), le lendemain est un jour férié (jour de la Mémoire des années de dictature, si j’ai bien compris). Les deux bons kilos de mûres se transforment donc (quasi) instantanément en :
Une montagne de muffins – à partager avec mes collègues, ça faisait partie du deal pour me libérer de mes obligations de tonte ;)
Et …
Un crumble pommes-mûres !
Et oui, je suis de nouveau atteinte d’une frénésie cuisinale : cannelle, muscade et autres oignons – ma sainte Trinité à moi
– n’ont qu’à bien se tenir !
Pour preuve, un dimanche, une première tentative de brioche.
La prochaine fois, je penserai à au moins doubler la quantité de levure, pasque là, c’était un peu couflette mon truc. Mais c’est tip top avec les confitures maison au petit-déj’. Et puis quand elle est devenue trop sèche, le recyclage en brioche perdue était divin. Limite la prochaine je la laisse directement sécher et je la mange entièrement comme ça
Il y a aussi eu des sablés bretons, mais ils ont disparu trop vite pour les prendre en photo…
J’ai aussi mis en œuvre les cours de fermeture d’empañadas, avec une adaptation à la française, loin des classiques garnitures jambon-fromage ou viande hâchée : empañadas ratatouille-jambon sec-fromage. Ca paraît d’une simplicité enfantine comme ça, mais la fermeture de l’empañada, voyez-vous, demande de la technique…que je suis incapable d’exécuter de la main gauche, allez savoir pourquoi !
N’ayez pas peur, ce blog ne va pas subitement muter en blog de cuisine, il y a plein de choses que vous n’avez pas vu et ne verrez pas, notamment les pancakes cramoisis dominicaux (on se rend pas compte, mais la poêle anti-adhésive est un grand pas pour l’Humanité, en fait), les quiches bleu-poireaux ou les tartes fromage-aubergine-tomates, ou encore les (au moins) bi-hebdomadaires tartes, crumbles ou autres gâteaux aux pommes … Et encore, je ne vous parle pas de ce que je ne cuisine pas, mais que je mange quand même (confitures, sirops, fromage maison, asados, tartelettes aux légumes, goulash aux petzels, râgouts,…), ma famille d’accueil s’efforçant à me préparer à un rude hiver que je ne vais pas subir … Je ne voudrais surtout pas que mes lecteurs se mettent à baver sur leur clavier !
PS : La preuve en image que les gnoccis, c’est délicieux, en fait.






3 comments
Comments feed for this article
4 avril 2009 à 12:33
popa
Gaffe!!=> y a un poids limité pour les bagages au retour, mais aussi pour la propriétaire
5 avril 2009 à 3:57
Martin
Sympa les photos de bouffe ^^
Ça fait plaisir d’avoir de tes nouvelles et de constater qu’Organisator veille au grain !
21 avril 2009 à 5:28
rebecca
Wahouu, tu m’apprendras dis pour les empanadas
?