La ville qui s´agite de nouveau le matin, les uniformes qui fleurissent à tous les coins de rue, les feuilles qui commencent à jaunir… Ho my God ! Madre Mia ! Par Thor ! L´automne pointerait déjà le bout de son nez ???

Hep hep hep, vous là-bas dans l’hémisphère nord, pas la peine de ricaner ! Parce que pour le moment, l´été fait de la résistance, et quelle résistance : une grève dans les écoles publiques a déjà rallongé de deux semaines les grandes vacances d´une partie des écoliers (et c´est pas fini…) et la météo qui est restée jusqu´à maintenant tout sauf automnale…

Il était donc grand temps de faire chauffer les mollets, maintenant que les touristes ont pour la plupart désertés… Au programme du week-end dernier : randonnée de deux jours vers le Refugio Frey, dans le Parc National Nahuel Huapi. En même temps, dans le coin, c´est un peu compliqué de ne pas être dans le Parc, mais bon. Alors, avec ma coéquipière désormais attitrée, on s´est concocté un programme léger : 800 petits mètres (en dénivelé j’entends, pas en distance, on est pas des mickeys non plus) de montée le samedi, un peu plus de descente le lendemain. Au final, on a fait un peu de rab, et on a bien dû (´tention les yeux) grimper 400 m le lendemain…Et on a bien eu chaud, aussi.

Point de départ : Villa Catedral, la plus grande station de ski d´Amérique du Sud. Un petit aperçu de l´urbanisation sauvage de la station. Promis, la prochaine fois, j´essaie de prendre des photos des pistes.

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Le sentier, judicieusement nommé « Balcon du Gutierrez », surplombe le dit Lago Gutierrez (que j’ai d’ailleurs complètement zappé de prendre en photo), et traverse une forêt qui est partie en fumée il y a quelques années. Résultat, c’est un peu sinistre et surtout, on marche en plein cagnard, merci les touristes qui laissent traîner leurs mégots !

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Je crois bien qu’on va par là-bas…

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On rejoint enfin de la forêt en vie, l’Idéfix qui sommeille en moi cesse enfin de pleurer toute les larmes de son corps devant ce désastre écologique (admirez la référence culturelle. Oui, la BD, c’est de la culture). On fait un petit détour rapide par l’Asie du Sud-Est, ça m’avait toujours fait envie.

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Puis on s’enfonce dans une chouette forêt de fond de vallée (Idéfix reprend du poil de la bête), au son des coups de bec des carpinteros sur les arbres morts.

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On attaque enfin « l’ascension finale », l’arrivée (ce gros caillou, là-bas) en point de mire.

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Mais mais mais… Mais ya quelqu’un là-haut !

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Petit jeu-concours du jour (ça faisait longtemps, hein ? Je suis sûre que ça vous avait manqué) : déterminez-moi le nombre exact de grimpeurs (visibles, sinon, c’est un peu dur pour vous) sur le caillou.

Yen a même un qu’essaie de se confondre avec la fraise des bois.

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Voilà, on va passer la nuit là.Ya pire, non ?

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En attendant, on profite de la fin d’après-midi pour faire refroidir les mollets (tout en se restaurant, vous l’aurez remarqué).

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En profitant du spectacle environnant…

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On fait un peu mumuse avec l’appareil-photo…

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On va jeter un coup d’œil sur la vallée par laquelle on est arrivé…

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En s’interrogeant sur le pourquoi du comment de la présence d’une aiguille en forme de frite ramollie sur le versant d’en face…

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On admire enfin le coucher de soleil, accompagné d’un bon petit maté bien chaud offert par mon voisin  – que par le plus grand des hasards on a retrouvé là-haut, la Patagonie c’est pas bien grand quand même – avant d’engloutir une gargantuesque platée de pâtes alors que certains (mon voisin en l’occurrence) font bronzette dehors à la lumière de la pleine Lune…

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Après une bonne nuit de sommeil, à peine troublée par le doux ronflement de la quarantaine de randonneurs passant la nuit au refuge (Boules-Quiés Powa !) ou par un matelas de traviole (Flo risquant toute la nuit et sans le savoir d’atterrir un étage plus bas…sur mon voisin !), on se met en jambe en montant à un petit col voisin.

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Puis c’est déjà l’heure de redescendre ; on filera finalement jusqu’à la Playa Muñoz au bord du Lago Gutierrez pour pique-niquer tranquillement.

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On envisagera même un instant « d’emprunter » les kayaks de nos voisins pour rejoindre l’arrêt de bus par voie lacustre, mais ils repartiront avant qu’on est eu le courage de mettre notre plan à exécution. Ca nous empêchera pas d’avoir à attendre le bus sur une plage envahie de barilochéens (on va dire ça comme ça), en essayant de maintenir à distance un vieux chien errant aux deux yeux plus ou moins crevés et avec un autre détail anatomique tout aussi peu ragoûtant mais que je ne mentionnerais pas ici parce que je ne voudrais surtout pas vous couper (plus) l’appétit.