Parce que finalement, on est quand même des touristes, et qu’on assume, nous sommes allées faire une « cabalgata », excursion des plus touristiques donc, consistant à passer une journée à cheval dans la steppe à cramer sous un soleil de plomb. Mais pas que. On a aussi pu :
- Apprendre le suédois. Ou pas.
- Ingérer une quantité astronomique de poussière.
- Nous prendre pour des gauchas. Ou des cow-girls du Far-West. Ou pas.
- Regretter l’absence de bande-son du type musique de western ou blues américain pour s’assortir aux paysages.
- Découvrir que la photographie à cheval est un exercice de style demandant un certain entraînement.
- Expliquer ce qu’est la vache folle à notre guide. Qui eût cru que les souvenirs épars qui subsistaient des cours de 1A me serviraient un jour ?
- Acquérir le bronzage typique de la Patagonie : très efficace, peu coûteux, mais résultat non uniforme disparaissant à la première douche. Ou presque.
- Ne pas voir de cerfs.
- Parfaitement maîtriser notre monture. Ou pas.
- Acquérir de très seyants bleus sur l’intérieur des mollets. Plus quelques courbatures aux adducteurs.
- Mourir d’envie de recommencer le week-end prochain.
Notez que Flo – l’autre composante du « nous », blonde et belge, ce qui ne l’empêche pas d’apprendre l’espagnol pendant deux mois à Bariloche, avant d’attaquer son petit tour d’Amérique du Sud – est très confiante alors que le départ est imminent.
Les oreilles de Marcel, mon canasson du matin, énergique comme un plat de nouilles, et beaucoup trop préoccupé par ses soucis gastriques pour envisager de passer au trot.
La cavalerie arrive à la rescousse…
C’est bô, non ?
Un demi-Tronador, le point culminant de la région.
Art photographique expérimental. Ou pas.
Une petite dernière pour la route :
Comme tu l’auras compris Lecteur, la matinée fut tranquille, très tranquille. Du coup, j’ai pu papoter avec Jésus – le guide, hein, on est bien d’accord. Et ainsi apprendre que si le terme « gaucha » existe bien, il n’a jamais été utilisé, évidemment. Et que de toute façon, les véritables gauchos, ceux qui n’ont pas de portable ou de pick-up 4*4, ça n’existe plus. Et ouais, je suis désormais capable de tenir une conversation en espagnol et à cheval tout en ingérant de la poussière. Bon, aurait fallu en plus servir un maté, je ne répondais plus de rien…
Du coup, comme je suis entrée dans les bonnes grâces de Jésus, après l’excellent asado du déjeuner, j’ai eu droit à une nouvelle monture, sans problème gastrique et beaucoup plus dynamique. D’où pas de photos l’après-midi, j’aurais surtout pas voulu vous priver d’images jusqu’à la fin de mon séjour argentin…En tout cas, je peux ajouter un nouvel élément à ma longue liste de compétences acquises en césure stage long : désormais je maîtrise presque le galop !








2 comments
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9 mars 2009 à 9:03
dadalapoursuitedesrequins
Sympa la p’tite balade en dada ! Décidément, tu sembles abonnée aux vieilles bécannes qui te permettent d’admirer le noble séant de tes compagnons de route ;o) La prochaine fois, te fais pas avoir : prends une bête de course !
14 mars 2009 à 8:27
popa
tous des feignasses pour leurs deuxièmes partie de césures!!!!!!!,
je trouve ton blog et celui de tous tes petits collègues bien peu actif je déprime il ne se passe plus rien