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Ca, c’est la question récurrente. Petite mise au point géographique donc.
L’Argentine, vous visualisez ? Bon, la Patagonie, ça vous dit forcément quelque chose. Pour faire simple, c’est le tiers sud de l’Amérique du Sud. Et bien, Bariloche, c’est au nord de la Patagonie, côté Andes, donc à peu près au milieu de l’Argentine. Une pitite carte, peut-être ?
Et pour le même prix, vous avez aussi une localisation (plus ou moins) approximative de mes collègues Agros eux aussi en Argentine : Ameline (et oui, encore elle) et Manu près de Mendoza ( si vous voulez du vin argentin, adressez-vous directement à eux ) et PiM je sais pas trop où au nord de la capitale, qui chasse le carpincho (ou plutôt la crotte de carpincho) dans un parc naturel. Ha oui, ya aussi VinceDeg’ dans les parages, mais bon, il vient juste de repasser côté chilien, sur les traces du Che. D’ailleurs, sachez qu’il est en un seul morceau, toujours aussi peu épais évidemment, avec une motivation et un enthousiasme que je qualifierais d’intacts malgré les kilomètres, le vent et la poussière avalés dans la monotonie pampa-esque.
Revenons à nos moutons patagons : Bariloche, en quelques mots, c’est environ 130 000 habitants répartis sur une bande de quelques kilomètres de large et d’une trentaine de kilomètres de long, coincée entre le lac Nahuel Huapi et les contreforts des Andes. C’est aussi la plus grosse station de ski d’Amérique du Sud (interdiction de ricaner quand je vous montrerai des photos), c’est donc une ville très touristique, même en été. Il y a même des plages plus ou moins sableuses le long du lac. Plutôt moins que plus d’ailleurs. C’est enfin Ze centre scientifique de la région. Bon, en même temps, les centres urbains ne sont pas vraiment légion dans les environs, mais notons quand même la présence d’un centre d’étude de physique nucléaire de tout premier ordre, que même que les réacteurs nucléaires qu’ils mettent au point, ils font de la concurrence aux nôtres. Et pis il y a tout de même un centre de l’INTA, l’équivalent argentin de l’INRA, soit dit en passant la raison de ma présence ici. Un jour, je vous expliquerai peut-être ce que j’y fais…
En attendant, je suis passée de la condition de backpackeuse à celle de locataire chez la famille Milleron, qui me gave avec une gentillesse peu commune de confiture de prunes, de gâteau aux pommes et de salade du jardin, voire occasionnellement de bœuf argentin, le tout en participant activement à l’élimination de mes derniers réflexes linguistiques anglais et islandais (oui, bon, d’accord, de ce côté, y’avait pas grand chose à éliminer).
Toute lettre, carte postale ou colis à contenu alimentaire sera apprécié à sa juste valeur …
Bérengère Bougué – en casa de M. Milleron
Chubut 35
8400 Bariloche
Rio Negro Argentina
Aujourd’hui, les astres jouent en ta faveur, Lecteur. En effet, nous assistons depuis l’hémisphère sud à une conjonction de circonstances rarissimes : Internet fonctionne comme sur des roulettes, on n’a pas eu de coupure d’électricité depuis deux jours, il est 19h30 heure locale et surtout, surtout, la constellation de la Calebasse vient de rentrer dans le troisième quart-temps. Penchons-nous donc quelques instants sur les critères de recherche Google ayant conduit certains internautes à échouer – malencontreusement ? – ici …
Promis, un jour je vous raconterai peut-être des trucs intéressants. Ou pas.
dur : Je trouve aussi. Nan mais c’est vrai quoi. Y’en a marre.
mouton australie : Ha non, désolée, on a pas ça en stock. On n’a plus que du cordero patagonico pur laine ici. Et encore, ça n’arrive pas à la cheville de l’agneau islandais, si vous voulez mon avis.
bain a mousse : Mais encore ?
odeur northern light : Un peu de respect envers Mamzelle Aurore Borealis, que diable !
bricolage bonhomme en rondin de bois : Je suis vraiment chagrinée que tu n’es pas trouvé ici ce que tu cherchais.
bonnet macareux : Je ne conseille pas.
comment le northern lights est fabriquer : Un lien vers le Bescherelle aurait peut-être été plus adéquat avant de rentrer dans des détails physico-physiques…
papier sablé northern : Ah ouais ?
borne beton + sapin : Tu pourrais filer un coup de main au gars qui veut construire un bonhomme en rondin de bois, siteuplè ?
que veut dire hella ? Si seulement je le savais…
header image example : Ouais, je sais, mon header, l’a trop la classe internationale. Surtout depuis que je viens de le changer.
où se trouve hvammstangi. Chais plus.
chute “d eau” L’usage abusif des guillemets est passible de 150€ d’amende et d’un retrait de 3 mois du permis de conduire.
obsidienne neigeuse, Italie : Un géologue, ici ? Non, un poète plutôt… Marmotton, sors de ce corps !
baleine transgènique : Vraiment ? Ils ont osé !?
la plus belle baleine : Je sais pas comment je dois le prendre, là…
rivier les plus belle de France. C’est pas là non plus.
tente et tentouze : Pardon ?
mangeuse de chair.pps : Hin hin hin… Oui, et alors ?
mon voyage chili bérengère blog : Nan, mais à la fin, y’en a marre : je suis en AR-GEN-TI-NE !
bless bless : De circonstance, non ?
Comment une personne qui a passé 6 mois au milieu de l’Atlantique occupe-t-elle son premier week-end en Patagonie, d’après vous ? En faisant un tour en bateau, pardi ! Je m’disais bien que ce séjour en Islande ne me laisserait pas sans séquelles… ;)

Embarquement sur la Modesta Victoria, monument historique flottant, par une douce et ensoleillée matinée de février. Bon, je vous passe l’histoire fort passionnante de ladite embarcation (oui oui, j’ai presque compris tout ce que racontait la madame), sachez juste qu’on trouve quelques vieilleries à bord de ce bateau amené en pièces détachées depuis la Hollande.


Il fait un temps superbe (oui je sais, je radote, héhéhé), j’investis la proue pour la durée de la traversée, et je me retrouve promue photographe officielle des charmants couples d’argentins profitant de leurs vacances d’été.
Je dois avouer que la région ne manque pas d’attraits…


Première étape, le Bosque de Arrayanes, l’un des uniques peuplements « purs » d’arrayanes (Luma apiculata pour les intimes) de la planète. Cet arbre à l’écorce couleur cannelle, étrangement fraîche au toucher – c’est pas un mythe – est en quelque sorte le lézard du règne végétal. Si si : il peut se régénérer à partir d’une branche cassée. Bon, en fait, on rarement vu un lézard repousser à partir d’une queue coupée, mais bon, vous m’avez compris…




Un petit tour et puis s’en vont, on reprend le bateau direction Isla Victoria, où ont été implantés au siècle dernier de nombreuses espèces « exotiques » . On peut ainsi y humer le doux parfum du tilleul en fleur, piétiner de vieilles bogues de châtaignes, admirer quelques séquoias et autres thuyas géants, et même un eucalyptus assoiffé…C’est aussi l’occasion pour moi de faire connaissance avec les essences locales, ce qui n’est pas plus mal puisque c’est quand même un petit peu l’objet de ma présence ici…




Comment ça on dirait que j’ai pas vu d’arbres depuis des mois ???
Après un petit pique-nique à la plage,

Direction un petit promontoire, et… Ho, mais mais mais, mais ya une ville là-bas !

Je vous présente Bariloche !

PS : Une petite grosse fleur des bois en supplément dans le numéro d’aujourd’hui.

A l’instar de certains de mes bien-aimés collègues, j’ai rencontré quelques difficultés initiales pour me loger à Bariloche, ville envahie de touristes estivaux, ce qui se ressent douloureusement sur les prix des locations. Malheureusement ici, ce n’est pas comme à Bologne ou Washington DC, voire Paris : il n’y a pas de pont.
Alors après quelques jours à errer d’auberge de jeunesse en auberge de jeunesse (en fait, je ne faisais que passer de l’autre côté de la rue, mais bon, ça fait plus aventurier en milieu hostile. Ou pas. ) J’ai donc du me rabattre sur ça :

En même temps, ya pire : elle est construite dans un cerisier. Petite aparté fruitée, héhéhé…
Avant :

Après :

C’est bon, ma môman vient de faire une syncope, je peux vous dire la vérité : en fait je garde la maison d’ Alejandro – mon futur maître de stage argentin – qui vient de terminer sa thèse à Orléans, et qui rentre au bercail avec toute sa petite famille très bientôt.

Une cuisine pleine de charme :

Un four ultra-moderne :

J’ai donc passé deux semaines à une bonne douzaine de kilomètres du centre-ville, dans une maison toute choupie avec jardin et cabane, dans un quartier résidentiel tout boisé (et très poussiéreux), et en cadeau Bonux – regardez bien sur le pas de la porte – un chien !
Je vous présente Chala, le chien le plus stupide de la Patagonie.

Chala, comme son nom ne l’indique pas, est un jeune mâle qui, bien que ne m’ayant jamais vu auparavant, est intimement convaincu d’être MON chien, alors que je ne fais que garder la maison de son voisin, en fait. Chala fait donc patiemment le guet devant ma porte, me suit chaque matin quand je descend prendre le bus, ne me lâche pas d’une semelle quand je vais courir (oui, vous ne rêvez pas…) mettant au passage en danger l’ordre social canin régnant dans le quartier (les chiens, c’est pas ce qui manque par ici).
Chala présente enfin la particularité d’être l’unique chien d’Argentine à fonction intégrée de radar de vitesse. C’est-à-dire qu’il attaque les voitures qui roulent trop vite. Ce qui me manque pas de m’attirer les regards inquiets et désapprobateurs de la part des autochtones à l’arrêt de bus, forcément. Sauf que ce n’est PAS mon chien !

