You are currently browsing the daily archive for novembre 3rd, 2008.

Pour bien commencer cette journée, nous nous lançons dans ce qui est désormais un rituel de ce road trip : chercher un lieu sans le trouver. Cette fois, ce sont deux cascades : Hraunfoss et Barnafoss. Mission accomplie : on les a bien cherché. On les cherche toujours d’ailleurs.

Il en faut beaucoup plus pour nous abattre ; nous nous remettons en route avec un nouvel objectif, bien plus ambitieux : la plus haute cascade d’Islande, Gylmur, 200 m de haut. Petite marche d’approche divertissante : franchissement d’un torrent sur un rondin, grimpette bien raide sur les flancs d’un étroit canyon…Puis on la voit enfin, la belle, la haute, la majestueuse Gylmur.

Quoi, Lecteur ? Tu ne la trouves pas vraiment impressionnante ? Ok, ce n’est qu’un petit filet d’eau, mais elle est quand même bien encaissée de cette gorge.

J’insiste. Il est quand même bien profond ce canyon. T’approches pas trop du bord quand même.


Je t’entends ronchonner de déception Lecteur. Allez, retourne-toi et admire la vue.

Hé bah voilà, tu vois que ça valait le déplacement ;)

Et c’est reparti cap au Sud. Alors que derrière ça ronfle allègrement, pilote et copilote admirent les environs de Þingvallavatn, légèrement parsemés de charmantes résidences secondaires. Et oui, on dirait pas, mais on est à moins de 100 km de la capitale…

On s’installe à Hella, notre dernier camping avant le retour sur les Iles Vestmann. Et oui, ça commence à sentir le sapin pour ce fantastique feuilleton estival… Mais ravale tes larmes de crocodile Lecteur, il nous reste encore deux jours d’aventure sur le Mainland…

Le Snæfellsjökull continue à nous bouder.

Bon, c’est dommage, mais il fait malgré tout beau sur la côte, nous continuons donc notre petit tour de la péninsule et de ses curiosités…

Une étrange cave abritant une source (d’eau douce ?) à quelques dizaines de mètres de la mer, quelques macareux qui s’acharnent à nicher dans les creux des falaises de lave, un Cétacé qui n’a pas vu l’Atlantique depuis un certain temps…

Une antenne métallique géante aussi, soi-disant l’une des plus hautes du monde. Avec sa petite histoire, qui pour une fois ne remonte pas au temps des Vikings. Cette superbe antenne est peinte de magnifiques bandes rouges et blanches. Mais, à l’instar de son illustre aînée parisienne, elle doit être repeinte parfois. Pour ce faire, on fit appel il y a quelques années à des laveurs de vitres indiens. Indiens des Zétazounis, parce qu’ils sont censés être peu sensibles au vertige. Sauf que, arrivés au milieu de leur ouvrage, ils se sont rendus compte que l’antenne, elle bougait quand même vachement beaucoup, à cause du vent. Alors, ils ont fait leurs mickeys, et ont refusé d’aller plus haut. Mais ça fait vraiment pas sérieux, une antenne à moitié repeinte. Sauf que personne ne voulait finir le travail. Finalement, une petite maligne habitant le bled où se trouve l’antenne, une jeune fille de 18 ans, accepta l’ingrate – et dangereuse – tâche…gagnant ainsi assez d’argent pour ne plus avoir à travailler jusqu’à la fin de ses jours !

Reprenons notre petit inventaire des réjouissances du jour :

Des phares pas vraiment discrets…

Une plage de sable BLANC ! Enfin presque…

C'était l'occasion ou jamais (et j'avais pas de papier de toute façon).

D’immenses grèves de galets noirs qui cliquettent doucement sous chaque vague, un phare qui se prend pas pour une mandarine transgénique, pour une fois…

Un minuscule port, Hellnar : un café, une vieille jetée en béton, une dizaine de jeunes mouettes tridactyles agonisant sur les rochers…

Le quartier général de la secte locale ?

Ah oui, j’ai oublié de mentionner l’information la plus importante à propos du Snæfellsjökull : d’après de savants calculs astrologiques bouddhiques, le site du glacier correspond à un point vital de spiritualité de l’univers. Voui voui voui. Vous savez ce qui vous reste à faire…

Un autre petit port, Arnarstapi, avec cette fois quelques bateaux et un cormoran…

Et hop, c’est fini, on quitte la péninsule, direction les terres des Sagas… Je vous passe les péripéties pour trouver un camping, sachez juste qu’on atterri au final à Húsafell, dans un camping au milieu de la « forêt », c’est-à-dire au milieu de buissons de saules d’un mètre de haut … Et comme de par hasard, on retombe sur le couple d’Allemands qui nous ont piqué notre table de pique-nique la veille à Ólafsvík !