Nous quittons définitivement Mývatn. Enfin, que nous croyons…

Pour faire original, direction Húsavik pour voir des baleines, comme des milliers de touristes tous les ans.

Après un petit tour parmi les squelettes géants et les oiseaux empaillés du Whale Museum - Musée des Baleines pour les non-bilingues – nous embarquons sur la Sílvia, un ancien bateau de pêche.

Dix petites minutes plus tard, c’est le début du festival : une baleine à bosses fait son apparition.

Elle nous accompagnera (ou est-ce l’inverse ?) pendant deux bonnes heures, sautant complètement hors de l’eau à trois reprises.

Pôpa, fan des baleines à bosses depuis sa plus tendre enfance, ne s’en remettra pas ;)

( Sur sa requête justifiée, la plus belle photo de la sortie, copyright Pôpa )

En fin de « croisière » dans le large fjord, on a même droit à un petit chocolat et un beignet pour combler nos ventres désespérément vides. Ou pas pour ceux qui n’ont pas trop le pied marin…

Retour sur le plancher des vaches, direction Ásbyrgi, par la sympathique route côtière. La petite légende locale, expliquant la création de ce très étrange cirque rocheux de la forme d’une empreinte de fer à cheval, rapporte que cette vallée serait la trace laissée par Sleipnir, le cheval à huit pattes (oui oui) d’Odin.

Et puis, comme ça nous manquait, on prend de nouveau une piste qui s’enfonce dans des terres arides et désolées, longeant le canyon de la Jökulsá, qui abrite trois chutes d’eau : Hafragilsfoss, Dettifoss et Selfoss.

Pour vous donner une petite idée de l’impression ressentie lorsqu’on est à quelques mètres de Dettifoss, la plus puissante cascade islandaise, à 45 mètres de haut : le débit moyen est 193 m³ d’eau par seconde, la rivière charrie jusqu’à 23 000 tonnes de sédiments par jour, et le sol tremble sous l’effet du courant…

Les paysages sont comparables à ceux vus à Askja la veille, sauf qu’aujourd’hui, le soleil alterne avec de grosses averses du genre orageuse (mais sans orage : jamais d’orage en Islande) : c’est très apocalyptique. Bref, une lumière hallucinante et des photos foirées, dommage, il faudra revenir…

Au final, on a fait une jolie boucle, et on se retrouve à Mývatn à l’heure de chercher un camping. Histoire de ne pas avoir à affronter l’épreuve psychologiquement destructrice de replanter la tente à l’exact emplacement où on l’a déplanté le matin-même, on se retrouve dans un tout petit village, sur un immense terrain champs de camping surpeuplé : il y a nous et … deux allemands en vélo !