Je me suis encore gelée cette nuit-là. Va falloir trouver une solution si je veux pas finir en mammouth prisonnier du permafrost au Pays de Glace.
Nous décollons de ce bled au nom à coucher dehors (ce qui – j’insiste mais j’ai vraiment eu froid – est fortement déconseillé si vous ne disposez pas du matériel adapté) et nous tentons l’itinéraire de la dernière chance pour trouver les orgues basaltiques qui ont fait la renommée de ce lieu.
Fin du suspense : vous le constatez, on les a finalement trouvé. Bon, ben voilà, c’est curieux, mais ça valait pas non plus d’en faire tout un plat.
Nous filons vers Skaftafell, au pied des langues glacières qui coulent de l’immense Vatnajökull. Manque de pot, le temps est beaucoup plus couvert que la première fois où je suis passée ici, et je n’avais alors pas pu prendre de photos.
Skaftafell est en fait le départ de nombreuses randonnées dans le parc national qui couvre une bonne partie de ce glacier grand comme la Corse. Nous sommes malheureusement pressé, alors nous choisissons une option courte, qui nous permet quand même de longer le Skeiðarárjökull. C’est la magie de l’Islande : à moins de 30 kilomètres de la mer et à quelques centaines de mètres d’altitude, on surplombe un glacier.
Nous rentrons par Svartifoss. Des orgues basaltiques, encore, mais cette fois, ça vaut carrément le déplacement. Vous aurez désormais compris que tout ce qui se termine par « foss » est une chute d’eau.
Et c’est reparti, direction le Jokulsarlón, avec le temps qui se découvre : on en prend littéralement plein les yeux.
J’aperçois un phoque dans la passe qui relie le lac à la mer, on m’accusera d’affabulation N’empêche que je l’ai vu ce phoque. Et puis on ne pourra résister à l’appel du glaçon échoué sur la grève, certainement la plus vieille eau que nous ayons consommé à ce jour. Excellent cru.
Nous reprenons la route, et c’est enfin terra incognita pour tout le monde : fini le Sud, nous attaquons le versant Est.
On dormira à Stafafell, minuscule hameau : une ferme, une auberge de jeunesse (si si), une chapelle (l’une des plus vieilles d’Islande), un minuscule cimetière, et un camping bien loin d’être complet. Six groupes de campeurs, dont cinq sont au moins francophones, si ce n’est pas français – en plus de nos compatriotes qui remplissent l’auberge – ma parole, c’est une invasion !

Le seul 4*4 qui était dans nos moyens... Au final, on a malgré tout préféré garder notre Toyota ramasseuse de cailloux, allez savoir pourquoi !
Test d’un nouveau dispositif anti-congélation nocturne, rendez-vous au prochain épisode pour savoir si j’ai fini en hypothermie ou pas !
PS : Chuis encore passée à la télé : même jour, même heure, même journal…et presque les mêmes images !











3 comments
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21 septembre 2008 à 7:07
Popa
dis tu me le ramènes ce 4*4 un peu de peinture et en route pour d’autres aventures (descente Canada – Argentine par exemple)
PS : et pour un truc intéressant c’est quand??
PS du PS => pas très photogénique Erpur !!!
22 septembre 2008 à 3:50
Antoine
“si je veux pas finir en mammouth prisonnier du permafrost” ===> Mais non tu es pas (trop) grosse!
26 septembre 2008 à 2:49
Léna
QUOIIIIIIII comment ça c’est pas très intéressant les orgues basaltiques!
je m’insuuuuurge c’est magnifique et assez incroyable: pourquoi la nature a t elledécidé de faire cristalliser la lave en hexagone (ou pentagone selon la vitesse de refroidissement je crois)??? est ce que tu y a déjà réfléchi??
bon en tout cas, des orgues basaltiques y’en a aussi des magnifiques dans le massif central. nous aussi on en a!!
biz ma boubou