Premier épisode du récit de cette expédition estivale autour de l’Islande, qui vous sera distillé aléatoirement au cours des trois prochains mois, et divertira – j’espère – votre automne, alors qu’il occupera mon hiver…
Ca commence par une dernière nuit au chaud (mais ça, je ne le sais pas encore…) à Reykjavik, chez la soeur de mon maître de stage. Je squatte la chambre d’une ado islandaise de 16 ans ; par respect pour la vie privée de cette dernière, je ne révèlerais rien, mais sachez juste que ce fut sociologiquement…instructif ;)
Pendant ce temps, le reste de la fine équipe installe la tente pour la première fois sur le sol islandais, le tout en pleine nuit, à quelques kilomètres de l’aéroport international de Keflavik. Et oui, pendant les trois prochaines semaines, je vais faire office de « guide » à Pôpa, Môman et Tonton. Afin de limiter les chances d’interminable errance dans Reykjavik, on se retrouve au point culminant de la ville : la cathédrale Hallgrímskirkja. Architecture inspirée par la forme des orgues basaltiques : simple et sobre. Le point d’orgue à ne pas manquer à l’intérieur : l’orgue justement (héhé), très imposant.
Nous quittons la capitale à bord de notre nouveau bolide immaculé (pas pour longtemps, mais ça, nous ne le savons pas encore…). Premier enseignement automobile : comme nous nous y attendions, nous allons être légèrement à l’étroit pendant ces trois semaines. Moralité : si vous venez en Islande, louez un 4*4 et pas une Toyota Corolla, surtout si vous êtes quatre…
Premier objectif : Þingellir, lieu où se tenait dès 930 l’Alfling, le parlement des chefs de clan, situé sur un ensemble de failles parallèles.
NB : N’hésitez pas à cliquer sur les photos pour les voir en plus grand…
Puis direction Geysir. Hé oui, comme vous le savez, c’est à partir de ce mot islandais qu’ont été baptisés les geysers. En fait, le geyser Geysir (un peu redondant tout ça…) n’est plus actif aujourd’hui. A moins d’y balancer des kilos de savon pour l’activer (ce qui conduit à la longue à l’obstruction du conduit, et à la production de gigantesques bulles de savon…ou pas, héhé !) Aujourd’hui, c’est Strokkur qui fait son numéro toutes les 5 minutes environ. Bien moins puissant que son prédécesseur, on peut cependant déjà le voir à quelques kilomètres de distance…Et il ne donne pas du tout l’impression d’être un geyser de mickey !
Une tenace odeur d’œuf pourri (qu’on va retrouver bien souvent, mais ça, on ne le sait pas encore…) vient chatouiller nos narines : pas de doute, on est au bon endroit. On s’approche au milieu des fumerolles et de petits ruisseaux brûlants, pour arriver auprès d’une grosse flaque qui fait des bulles et dont le niveau monte et descend légèrement…Quand soudain, en moins de temps qu’il ne le faut pour l’écrire, une grosse bulle bleue se forme et explose en un jet d’eau chaude et de vapeur, à une trentaine de mètre de haut. Effet de surprise garanti ! Et légère douche souffrée aussi, si on est trop près et sous le vent…
Une inoffensive mare d’eau chaude…
…se transforme soudainement en grosse bulle…
…pour finalement exploser…
…en jet d’eau et de vapeur à trente mètres de haut !
Un petit coup d’œil au flemmard (Geysir) qui ne se réveillera pas pour nos beaux yeux, un détour par d’autres flaques d’un étonnant bleu lagon, et c’est reparti, direction la première (mais pas la dernière, mais ça…) chute d’eau de notre voyage.
Petit lagon…
Comme on est des aventuriers (ou pas), on emprunte notre première piste islandaise, traversant des paysages dignes de la Mongolie. Second enseignement automobile : même si vous n’êtes pas quatre, dans la mesure du possible, louez un 4*4. Ou, au moins, pas une Toyota Corolla, qui ramasse tous les cailloux qu’elle croise…
Nous arrivons à Gulfoss, littéralement la cascade d’or. Limitons le poids des mots, et laissons parler le choc des photos…
La vue à côté de Gulfoss…
Gulfoss, et son petit arc-en-ciel, qui serait à l’origine de son nom…
Cette première journée – plus que prometteuse pour la suite – s’achève par d’émouvantes retrouvailles avec la fidèle Tentinette au camping.
Et voilà, fin du premier épisode…Saurez-vous patienter jusqu’au prochain ? ;)









4 comments
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6 septembre 2008 à 4:40
Popa
ma bulle est plus belle que la tienne niarkk….niarkk !!!!
(et je ne parle pas de mon duvet!!!)
6 septembre 2008 à 8:33
Daphney
Tentinette ?? est-ce la vraie, la réputée, la genialissime tentinette que tu nommes là ? j’espère qu’elle a survecu au milieu hostile islandais !!
Par contre, begere, je ne suis pas sure que ce que tu appelles un lagon soit un vrai lagon (viens donc en Nelle Caldochie un coup pour voir ;o)).. et au passage, tu pourras même sauter de l’avion pour aller sentir cette bonne odeur d’oeuf-cuit-pourri et voir ces bubulles que tu sembles tant aimer, à Rotorua- NZ… !! (comme quoi, l’Islande n’est peut-être pas si differente des iles du Pacifique qu’elle ne le parait..???)
En tout cas, zoollii, tout ça !!
7 septembre 2008 à 1:48
cha
bah c bien zoli tout ca… ca me donnerait presque envie de déménager et de quitter la pluie, la brume et les vaches pour les macareux islandais…biz ma petite boubou!!
9 septembre 2008 à 6:55
Pierret'
Ouais, j’avoue qu’après avoir vu ces tofs et celle du pater’… On se dit qu’on y ira obligatoirement.
Tu m’étonnes que certains ont eut du mal à retourner au boulot!
Pour le reste, ma Tentinette a j’en suis sûr bien évidement résisté à l’Islande. Et pour vérifier ma théorie sur Tentouze, je propose le bicycle road-trip en Islande avec Dada dormant dedans. Je crois que l’humeur serait joyeuse et les soirées longues pour Dada…