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Il y a un endroit de Vestmannaeyjar que je n’avais pas encore visité, et pourtant c’était juste en face de chez moi… Aujourd’hui c’est chose faite : j’ai découvert l’hôpital ! Pas de panique, je suis en un seul morceau, j’ai juste malencontreusement découpé mon index en plus de la cordelette qui attachait les macareux que nous voulions disséquer. Oui, c’est ballot. Bilan, 5 points de suture – les premiers de toute ma vie, youhou ! Et ouais, même quand mon frangin m’avait balancé un silex sur la tête, j’en avais pas eu – sur la deuxième phalange. Pourtant , c’est ni trop large, ni trop profond, mais comme a dit le docteur « Vaut mieux en faire plus quand c’est sur un doigt, histoire que ça se déchire pas avec les mouvements… ». Docteur qui m’a avoué au milieu de ses travaux de couture que tout ce qu’il avait vu de la France, c’était DisneyLand, et que en fait, il n’était pas encore tout à fait diplômé…Mais, sinon, il était sympa !
Autre information pouvant s’avérer vitale, Heimaey est plutôt une destination bien choisie, puisqu’en temps normal (c’est-à-dire hors vacances estivales…) il y a ici 4 généralistes, un chirurgien et un autre doc’ dont je n’ai pas bien saisi la spécialité, pour 4 000 habitants, ce qui est largement supérieur à l’offre de soin ailleurs en Islande (même à Reykjavik, il n’y a qu’une cinquantaine de généralistes !).
Un petit aperçu de ma pauv’ mimine. Je me suis d’ailleurs rendu compte à l’occasion de cette photo que les appareils photo n’étaient absolument pas conçus pour les gauchers (et ouais, avec tous mes doigts, je suis ambidextre de la photographie, trop la classe).
Promis, si vous êtes sage, vous aurez une photo des points de suture quand j’aurais le droit d’enlever l’obèse pansement, fortement jalousé par les gosses de la maisonnée.
La forte densité humaine actuelle à la maison étant fortement corrélée à la richesse et au degré d’élaboration des repas, allons aujourd’hui à la découverte d’un nouveau met islandais, qui éclaire d’un jour nouveau une désormais plus toute jeune polémique écologique. Rien que ça.
Re-Avertissement, si vous êtes toujours sensible, végétarien, âpre défenseur des créatures marines, ne lisez pas ce qui suit blablabla.
Et oui aujourd’hui dans mon assiette, et pour le plus grand plaisir de mes papilles, de la baleine, Mesdames zé Messieurs ! J’en entends déjà qui s’émeuvent, qui s’indignent : non, nous n’avons pas mangé Keiko (il est mort ya bien longtemps, rappelez-vous ! Quoique, ça pourrait être utile pour la suite, hin hin hin), ni du grand rorqual bleu. Mais une espèce de petite baleine, très courante (enfin nageante) dans le coin. Comme, je vous le rappelle, les Cétacés ne sont pas des poissons, ça n’a ni consistance ni goût de poisson. En fait, ça rappelle un peu la viande de cheval : fondante (faut dire qu’on avait un morceau de choix apparemment), et très rouge (vive la myoglobine). Et oui, je mange aussi de cheval parfois, vois pô du tout où l’est l’problème ! Niark niark niark (rire guttural et machiavélique qui fait peur aux petits n’enfants)…Maintenant, je comprends un peu mieux pourquoi les Japonais insistent pour continuer à embrocher ces bestioles sur des harpons ! (Hum, je devrais peut-être faire gaffe, j’vais m’attirer les foudres des activistes écologistes si j’continue comme ça…)
Pour clôturer ce dîner (une fois de plus) gargantuesque, je fus introduite – et uniquement introduite – à une spécialité typiquement islandaise, nommée inoffensivement « hakart ». Que nenni. A peine votre nez inquisiteur s’est non point approché mais simplement orienté vers la Chose qu’il est assailli par une insoutenable odeur d’ammoniac. Ca sent vraiment très très très très mauvais. Et il paraît que ça a un peu moins le goût de l’odeur que l’odeur. J’en déduis donc en toute logique que c’est juste très très très mauvais. Rassurant.
Traditionnellement, cette spécialité à base de requin putréfié se « déguste » (« comme du pop-corn » selon Erpur…) juste avant de boire l’alcool de patate local. Ben oui, ici, pendant des siècles, il n’y a que ça qui acceptait de pousser, et pis comme faut bin trouver un moyen de fabriquer de l’alcool pour se réchauffer dans ces contrées hostiles, hein…Ma théorie est que les ancêtres des islandais actuels ont inventé ce truc pour que leur tord-boyaux paraisse moins imbuvable qu’il ne l’est en réalité. Ou qu’il a été accidentellement créé au cours d’une famine, comme le suggère sa méthode d’élaboration. C’est là que vous aller comprendre ce que venait (aurait pu ?) faire Keiko – qui repose en paix dans un fjord en Norvège – dans cette galère.
Vous aussi, élaborez dès aujourd’hui votre hakart pour les prochaines fêtes de fin d’année. Procurez-vous un requin de taille respectable (voir avec Daphney pour les détails, c’est elle la spécialiste). Découpez le en gros morceaux. Creusez un trou de plus d’un mètre de profondeur dans votre jardin. Surtout si vous ne voulez pas avoir de soucis avec le voisinage. Couvrez le fond d’un lit de gros cailloux. Déposez la barbaque. Recouvrez d’une seconde couche de cailloux, histoire que ça tasse bien. Débrouillez-vous pour fermer le plus hermétiquement possible la fosse, sinon adieux les barbecues estivaux dans le jardin. Enfin c’est vous qui voyez. Pasque vous devez quand même laisser la chose en place pendant deux à trois mois, en surveillant régulièrement l’état de décomposition de la chair. Quand vous estimez que c’est faisandé à votre goût, pendez les morceaux de requin dans un endroit bien bien aéré pendant quelques temps, puis découpez en petits morceaux et dégustez. Ca doit le genre de denrée alimentaire assez difficile à faire rentrer sur le sol américain…
Moralité, même en Islande, on est pas à l’abri du requin ! Et il va falloir me payer très très très cher pour que j’ingurgite ce truc !
Comme exigé par mon d’agneau – toute Bergère qui se respecte ne pouvant se soustraire à une telle exigence – ci-suit un pitit compte-rendu d’anniversaire. D’abord, merci à ceux qui y ont pensé avant le 12 octobre (date officieuse d’anniversaire, hein ma Dagnette !). Les autres, ne vous inquiétez pas, vous z’avez tout votre temps
Bravo à ma Môman qui cette année s’est rappelée que je n’étais point née au mois d’août…
Tout a commencé par une bien agréable grasse matinée. Suivi par un cadeau au petit-déjeuner : un bouquin – oh surprise – sur le macareux, offert par mon adorable maître de stage. Le temps étant tout simplement splendide, nous sommes aller faire un tour dans la « montagne » au dessus du golf et du camping, et nous avons pu voir Heimaey sous un nouvel angle.
Décidement, je ne me lasse pas de cette île.
Et puis comme il ne fallait pas risquer de mourir de faim en ce grand (ou pas) jour, nous avons pu dévorer une énoooooooorme platée de langoustes au barbecue. Huuuuuum, je m’en pourlèche encore les babines ! Le tout suivi de non pas un, mais deux gateaux (chocolat fondant et tarte au citron ; pas le traditionnel pâté aux prunes : la césure, ce sont des sacrifices) sur fond de « Joyeux anniversaire » chanté en islandais par une rimbambelle de petits vikings. Ben oui, la population de la maison a été multiplié par 2,4 depuis vendredi dernier, alors ya du mioche dans les environs. Et que ça parle islandais, anglais, germain…J’ai même discuté en espagnol avec un islandais qui rêve de s’acheter une maison au bord de la mer en France. Le rêve ultime.
Bien sûr, tout ceci était trop beau. C’était sans compter sur le Retour de la Vengeance de la Migraine Episode 2. Qui m’a en plus fait le coup de la gueule de bois sans alcool le dimanche. Merci du cadeau, franchement merci, ça me touche beaucoup.
Et j’ai eu un Quinndeur sur Prise aussi. Enfin, je l’ai volé aux petits en fait, mais chut.
Mercredi dernier, j’étais dehors en débardeur. Oui, ça mérite un article. Juste pour que ceux qui se gèlent actuellement dans l’hémisphère sud m’envient. Et pour que ceux qui croyaient que je partais au Pôle Nord se rendent compte que l’Islande, c’est juste en dessous du cercle polaire, et qu’il y a bel et bien un été. Bon, pour de vrai, je bien suis restée…une heure en t-shirt, et encore, parce qu’on était sur une colonie un peu isolée, à un endroit très abrité du vent, avec des falaises bien sombres juste à côté. Et qu’il faisait un temps superbe of course (Oui, j’insiste, je sais. Je vais m’en mordre les doigts – gelés – cet hiver en me relisant…). Mais quand même.
Pour que toi, cher lecteur, tu ne restes pas sur ta faim avec cette histoire de manches courtes, un petit mot sur l’expérience culinaire de ce même mercredi. En effet, une partie de la « whale team » – des biologistes marins qui sont venus écouter les orques et autres cétacés dans le coin au cours du mois dernier – nous quittait. Ca valait bien le coup de mettre les petits plats dans les grands. Et puis Erpur avait visiblement envie de frimer avec ses talents de cuisinier.
Avertissement ami lecteur : si tu es végétarien, membre de la LPO, ou si t’es intolérable l’idée de manger tout ce qui est choupi et coloré, ne lis pas la fin de cet article.
Au menu donc…du macareux ! Et oui, la chasse est enfin ouverte. Ce fut donc l’occasion de découvrir sous un nouvel angle mon sujet de recherche… En fait, le macareux est fourbe. Ou plutôt sa viande est fourbe. Car mal cuisiné, je pense que c’est relativement immangeable. Mais comme Erpur ne frime pas sans raison, on a eu le droit à un plat digne d’un grand restaurant islandais, et ma grande surprise, non seulement le macareux ça se mange, mais en plus c’est bon. Comme c’est pauvre en gras, c’est pas vraiment tendre, mais ça a un petit goût de gibier, avec bien évidemment un fumet légèrement poissonneux, vu le régime alimentaire de la bestiole. Et spécialement pour moi, ça avait aussi un parfum de migraine (spéciale dédicace au p’tit Nico), j’adore les régimes de faveur.
Pour achever les âmes sensibles qui se sont accrochés et qui ont absolument voulu lire la fin de cet article, je pourrais vous raconter comment l’autre jour on a disséqué des macareux à 6h du matin dans l’atelier-abattoir local, au milieu des carcasses (d’un côté) et des poitrails d’oiseaux (de l’autre côté). A donner une crise d’urticaire au premier inspecteur vétérinaire français. Et oui, les muscles de vol, il n’y a que ça qui se mange dans la bête. Et pour les récupérer, faut y aller à la barbare : tu casses une aile, tu casse l’autre, tu tires dessus, ça ouvre la bête en la déchirant, et t’arraches le poitrail. Et hop, t’attrapes un autre oiseau, et tu recommences. On n’avait pas petit-déjeuner avant de venir, et c’était peut-être mieux comme ça.
PS : Toi, lecteur et ami, qui – pour une fois – a la chance (ou pas) d’avoir de mes nouvelles régulièrement, n’hésites pas à me donner de tes nouvelles. Mon réseau local d’informateurs fait ce qu’il peut, mais rien ne vaut l’information à la source, n’est-ce pas ?
Et oui, nos amis les orques ont de nouveau fait leur apparition au large d’Heimaey, pour le plus grand bonheur de l’équipe de spécialistes des cétacés qui est arrivée la semaine dernière… Et pour le mien ! Car oui, cette fois, nous ne les avons pas loupé !!!
‘Fin voilà, y’en avait au moins une bonne quinzaine visiblement en train de se remplir la panse de poiscaille dans la zone, assez loin de la côte, mais avec des bonnes jumelles on a bien profité du spectacle. J’en suis toute émotionnée.
Pour vous émotionner un peu vous aussi, et si comme moi vous êtes en cruel manque de feux d’artifesse ( private joke familiale, n’y voyez aucune autre allusion merci ), allez donc voir chez Frangin cette petite vidéo. Parce qu’il a tellement de veine, le petit saloupiaud, qu’il est à Montréal PENDANT le concours international de feux d’artifice ! La première partie vous donnera en plus un excellent aperçu de ce à quoi ne ressemble pas du tout Sigur Ros en live, mais vous fera comprendre pourquoi on ne manquerait ça pour rien au monde. C’est bien simple : la voix du chanteur donnerait la chair de poule à un orque. Sisi.


Tous les premiers week-ends de juillet depuis une quinzaine d’année, a lieu à Vestmannaeyjar la célébration de la fin de l’éruption de 73. D’aucuns diront que les Vestmannaeyjariens sont toujours à la recherche d’une bonne raison pour faire la chouille. Ce qui ne semble pas complètement injustifié. Mais cette année est un peu spéciale : ce sont les 35 ans de l’éruption, et ici les anniversaires multiples de 5 sont fêtés non pas par un simple week-end mais 4 jours de festivités Mesdames Messieurs ! Et pour couronner le tout, ce sont aussi les 40 ans de l’arrivée de l’eau courante sur l’île. Et oui, il y a quarante ans, ici, on buvait l’eau de pluie recueillie sur les toits des maisons…
Tout a commencé avec un concert de Megas, le Bob Dylan local. Enfin, pour tout le monde sauf moi, baby sitting des monstres oblige. En même temps, je ne me suis pas trop faite priée, sachant qu’on m’avait dit que le plus intéressant chez cette star islandaise (si si), ce sont les paroles, qui sont soi-disant magnifiques, et en islandais bien entendu. Et qu’il marmonne tellement sur scène que même les islandais ne comprennent pas ce qu’il dit. Bon, en vrai, le baby sitting a bien duré…20 minutes, le temps que le plus vieux se la joue « p’tit malin » genre je donne les ordres que je veux à mon petit frère en islandais, parce que tu comprends rien et que lui il comprends pas un traître mot en anglais, et moi j’en fais qu’à ma tête et je fais style que je te comprends pas. Mais au final j’ai gagné en faisant les gros yeux – langage universel de la baby sitter – et ils sont tombés comme des masses dans les bras de Morphée.
Ces 4 jours de festivités consistent essentiellement en une grande kermesse de village dans la journée, pas besoin de s’étaler là-dessus. Les deux soirées, qui se déroulent dans une petite ruelle aux façades colorées, sont beaucoup plus intéressantes pour découvrir la face cachée des islandais…
Le reste de l’année, ces maisons, parmi les plus vieilles de la ville (oui, je dis « ville » si je veux, même si ya que 5000 habitants) servent à mettre les morceaux d’appât sur l’attirail de pêche. Mais lors de ce week-end, chacune accueille un groupe local. Vous avez donc à votre disposition 6 ou 7 K-vô dans la même rue, avec 6 ou 7 « ambiances » musicales distinctes. En théorie, car ici, les musiciens ont tous au grand minimum la trentaine bien tassée…Et jouent essentiellement des standards et des traditionnels islandais, version rockifiée. J’ai même vu le sénateur local faire son petit numéro. Imaginez Raffarin en train de jouer de la guitare dans une cave…
Et donc, entre minuit et 5 heures du mat’ toute la ville est dans la rue, de 7 à 77 ans. Enfin, de 14 ans à 77 ans peut-être. Et tout le monde est au moins passablement éméché : ça va du poivrot du coin qui n’a pas désaoulé depuis la dernière glaciation (yen avait un qui était tout propre tout classe habillé en crooner, étonnant) à l’ado qui est à deux doigts de vomir tripes et boyaux, en passant par la mère de famille qui donne une chaleureuse accolade à tous les gens qu’elle croise…Et le prix de l’alcool étant vraiment élevé ici, chacun se promène avec ses propres provisions, bières dans les poches, petits shoots de vodka dans les sacs à main…Il en résulte une ambiance multigénérationnelle et bien sympathique. Mais ça manquait sérieusement d’Agros dans les environs… C’est pourquoi je propose qu’à partir de dorénavant on organise la Dé3A ici chaque premier week-end de juillet !
Vous l’attendiez avec impatience (ou pas) : voici l’article sur l’événement du mois, que dis-je de l’année, que dis-je, du siècle ! Vous nous avez tous envié, vous avez raison, niark niark niark. Nous ? Et oui, rien n’aurait été possible sans Ameline, qui m’a accueilli dans son appartement en plein centre-ville de Reykjavik, lieu de ralliement de toute la jeunesse branchouille européenne, la claaaasse…D’ailleurs, elle vous a concocté un petit article illustré bien sympathique, là. Rien à ajouter à la version officielle.
Mais voilà ce qui c’est réellement passé. D’abord Reykjavik, c’est tout petit. Enfin le centre-ville. Ville parfaite pour une bretonne : ya que des bars. Et des œufs blancs tout chelous (mais mangeables. Bons même). Et de jolis couchers de soleil. Et des magasins de touristes, et de riches aussi. Et de jolis murs peints. Avec des petits bouts d’aluminium qui bougent avec le vent que ça fait un effet troooop joli comme évidemment ya du vent ici que si vous avez pas d’idée pour l’anniversaire d’Ameline vous pouvez lui offrir des petits carrés d’aluminium qu’elle vous bénira à tout jamais.
Et à partir d’une certaine heure, ya que des gens torchés et des jeunes filles légèrement vêtues malgré les 5°C ambiants. Vous nous croirez si vous voulez, mais cette fois on les a pas vu, la faute à Joey (et ses amis) et à notre grande fatigue/flemme(?). Pas grave, ça fait une bonne excuse pour revenir. Mais ya pas de lardons à Reykjavik.
Revenons à nos moutons. A Reykjavik donc, à 17h le 28 juin, y’avait un méga concert gratuit pour sensibiliser les Islandais à la protection de leur patrimoine naturel contre les grands méchants industriels de l’aluminium, avec Sigur Rös et Björk, excusez du peu. Bon en fait, ils ont sensibilisé autant d’Islandais venus en gros 4*4 que de touristes, dont une bonne partie venus en avion spécialement pour l’occasion…
L’Islandais met un point d’honneur à ne pas être en avance. 16h30, une demi-heure avant le début (officiel), la pelouse n’est parsemée que de quelques touristes éparts pique-niquant au soleil.
Oulala, c’est l’affluence, dites-donc !
Ca se remplit doucement, avec en fond sonore un groupe électro qu’on a remarqué que quand ils ont salué et quitté la scène…
La mode islandaise semble fortement influencée par la crainte d’incidents climatiques…
La mode islandaise semble fortement influencée par la crainte d’incidents climatiques…bis !
19h, toute l’Islande est là : 30 000 personnes. Soit tout de même 10 % de la population islandaise. Bon, d’accord, y’avait les touristes, ça fausse le calcul.
Un échantillon assez représentatif de d’jeuns islandais. Admirez la feinte pour prendre la photo discrétos.
Ca commence avec une jeune demoiselle qu’on connaît pas et qui oublie les paroles de sa première chanson. On ne la retiendra pas quand elle laisse la place à Sigur Rös.
Et là, on sent que l’audience islandaise se réchauffe. A l’islandaise, attention : c’est pas non plus la grosse ambiance. Mais c’était trop d’la boulette quand même. Ils ont surtout chanté l’album Heima, et globalement, c’était plus « rock » que l’effet que ça fait en CD/mp3. Le chanteur a VRAIMENT une voix de ouf, et il a une super présence sur scène. ( Ces détails ne vous font certainement ni chaud ni froid, mais ils feront plaisir à/rager Frangin, héhéhé…)
Monsieur le chanteur de Sigur Ros, dans une veste très seillante.
Monsieur l’homme à tout faire (surtout du piano) de Sigur Ros. Notez la superbe moustache.
Monsieur le bassiste de Sigur Ros :
Monsieur le batteur de Sigur Ros :
Seul regret, il ne faisait pas nuit, donc pas d’effets lumineux de la mort qui tue. Et il a commencé à faire sérieusement frisquette.
Puis Björk monte sur scène. Et là, on sent que les Islandais aiment leur star internationale. Visuellement, c’était une Björk en jupe péruvienne, un chapeau digne hommage de la coupe d’Europe de football, et une armada fanfaresque et féminine fortement colorée, le tout sur fond de drapeaux et fanions médiévaux (dont une superbe grenouille).
Un petit aperçu de la fanfare de Björk:
Björk quoi. Et elle a mis le feu. A l’islandaise : dans les 10 premiers mètres devant la scène, ça bougeait doucement. Sauf tout prêt de nous, où c’était la folie depuis le début du concert, avec 3 Islandais qui se mettent à poils (ou presque) pendant une chanson de Sigur Rös, deux américains torchés qui empêchaient Ameline de faire de belles photos, une jeune demoiselle bien émêchée juchée sur les épaules de son « cheval » qui a manqué de nous tomber dessus. Je vous passe le chien porte-clé qui mange de l’herbe, le gars complètement déchiré qui fait genre que pas du tout non non non, et des meilleures…Alors que partout ailleurs yavait des touristes en manteau quechua et godillots de rando, ou des islandais avec bonnet et couverture.
Y’avait aussi un gars avec des lunettes superbes. Malgré notre persévérance, on a jamais réussi à l’avoir de face. Et non Ameline, tu ne peux pas les lui prendre.
Pour de vrai, malgré le vent frais, et si l’ambiance était…islandaise, c’était un concert vraiment chaaaaaaanmé. Et puis comme on avait pas eu assez de vent et qu’on avait pas assez mal aux pattes, on est rentré par le front de mer. Du coup, bien rincées, on en a oublié de ressortir écumer les bars, après nos pâtes carbo sans lardons.
‘Fin voilà, c’était l’événement du siècle, on était là, et ça, c’est la claaaaaasse. Un immense merci à Ameline, tu viens quand tu veux sur mon île. Ya moins de bars, mais ya deux volcans. Evite les icebergs, c’est assez peu fiable , et choisis un week-end où il fait beau, parce que sinon, le ferry, voilà quoi…
















