Seconde édition de ce petit concours ornithologique qui n’intéresse pas grand monde, mais je persiste et ne désespère pas d’un jour intéresser plus qu’un geek égaré (oui Clément, c’est toi ;)) Aujourd’hui, une spéciale oiseaux vindicatifs, spécialement pour Daphney.

Premier individu à identifier :

Quand on le voit de loin comme ça, faut se préparer à le voir de très très près dans un futur très très très proche. Oui oui, la photo ne trompe pas, vous êtes bien sa cible. Dans les Oiseaux d’Hitchcock, c’était pas des corbeaux, c’était EUX !

La bête de plus près :

En fait, le promontoire précédemment cité est un haut-lieu de leur reproduction, et chaque couple défend son nid et ses petits en visant avec aile, pattes, voire bec, la tête de tout corps étranger s’approchant un peu trop près de leur (future) progéniture. Le problème, même si c’est une colonie « lâche », c’est qu’il y a tellement de nids qu’on ne peut pas les éviter. On s’est donc fait attaquer. En général, c’est plutôt de l’intimidation. Ca marche vachement bien d’ailleurs : la bête pèse 2 kg et fait plus d’un mètre d’envergure.

On est pas les seuls à être leurs victimes : pour les macareux, c’est bien plus inquiétant que pour nous.

Et oui, c’est une sorte d’oiseau de proie marin, qui se nourrit de macareux et de guillemots notamment. Le nombre de cadavres autour de la colonie est assez éloquent.

En passant, la sélection est rude pour certains jeunes macareux.

Et bah maintenant, vous savez à quoi ressemble un poussin macareux (mort). Ben oui, c’est la dure réalité de la vie sauvage.

Passons au second individu à identifier.

Facile, mais néanmoins agressif. Il y avait une belle colonie juste à côté du Jökulsarlón. Nous voulions récupérer les poissons qu’ils ramènent aux poussins, pour avoir une idée de ce qui est disponible dans le coin. Moi, j’ai vite arrêté de vouloir : non seulement on a rien obtenu, mais Halfdan est revenu avec plusieurs coupures sur le crâne. Et oui, cette fois la défense de la colonie est collective, et ce n’est pas que de l’intimidation : ils donnent de vrais coups de bec ! Mais ça reste un oiseau vraiment très joli.

Pour finir, un jeune à identifier.

Celui de droite. Celui de gauche, je vous aide, c’est un peu dur. Je vous présente Pierre, appartenant à l’espèce Teddis puffinus, notre nouvelle mascotte. Oui, il porte un nom français. C’est une longue histoire : tout ce que vous devez savoir, c’est que la France en a un peu pris pour son grade pendant le voyage. Ben oui, l’islandais s’occupe comme il peut pendant les road trip.