Autant le début de la semaine a été tranquille…voire même méga-glandouille pour être honnête, autant la fin a été bien remplie. En même temps, c’est vraiment pas ma faute : j’ai désormais un joli réveil (d’importation suédoise…), mais je devrais plutôt le prêter à mon maître de stage. Ou il devrait arrêter de se prendre une cuite la veille d’un départ prévu à 9h pour une nouvelle île. Bon, d’accord, c’était pour fêter la « graduation » de l’ami Halfdan, mais ils ont vaguement émergé à 13h30. Alors que moi, pour la première fois depuis mon arrivée ici, j’étais prête à l’heure…Ben oui, vous croyez quoi ? Pendant leur cuite, je dormais, pardi !

Et donc quand jeudi tout le monde a finalement été opérationnel pour bosser, on est d’abord aller récolter quelques données à Lambhilla, au sud de mon île. En soit, le boulot n’avait rien d’exceptionnel, mais, voyez-vous, en islandais, Lambhilla signifie plus ou moins « l’étagère à moutons ». Il y a donc un « ascenseur » à moutons, pour déposer les dits ovins sur leur étagère herbue. En gros, un câble avec un treuil. Et pour les quelques « scientifiques » qui s’aventurent dans la zone, quatre petites échelles et quelques cordes !

La dite étagère :

La journée commençait légèrement sportive et aérienne. Et ce n’était qu’un début.

Un peu plus tard, j’aperçois ma première baleine !!! Grande émotion. Ou pas d’ailleurs, puisqu’elle était assez loin, et assez petite, la plus petite espèce qui croise dans la région paraît-il.

En fin de journée, nous retournons à Ystiklettur, pour faire du baguage et réparer la caméra qui permet de suivre un bout de la colonie en temps réel. Quand ça marche. Mais comme c’est pas drôle de monter là-haut par le même passage que la dernière fois, cette fois on emprunte la voie aérienne. Non non, on y va pas en hélico, on y va par un passage, disons, à la verticalité exacerbée…En gros une vingtaine de mètre de falaise au-dessus de la mer, une échelle, des cordes. Non Môman, n’aies pas peur, c’est pas vraiment dangereux. Par contre, c’est vraiment très sympa au niveau sensation…Quoique Halfdan n’ait finalement pas trop kiffé (j’adapte mon vocabulaire pour que mon frangin puisse comprendre) et soit resté dans le zodiac. Merci quand même à l’Agro et à mes petits camarades de l’escalade : même avec un sac-à-dos et des gros godillots, ça aide.

On a encore atteint des records en terme de capture de macareux : un oiseau en une heure. Et puis comme le maître bagueur était 20 mètres plus bas dans le zodiac, j’ai dû baguer mon premier oiseau, à l’aide d’Euđun (prénom quasiment imprononçable de manière reconnaissable par son porteur par tout non islandophone), habituellement capitaine du zodiac, qui a laissé quelques morceaux de doigt dans la bataille. Pas moi, c’est ça l’astuce !

Et pour nous remettre de cette journée riche en émotion, dîner avec Lamburger maison. Et oui, on est en Islande les enfants, donc dans les hamburgers on met de la viande d’agneau, et une petite sauce blanche à la menthe. Divin !